MAIRIE DE LATOUILLE-LENTILLAC
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Editorial

UNE ADAPTATION OBLIGEE

 

Le mot du maire : «  le temps des constats et des interrogations »

 

                        Depuis Janvier 2017, nous voilà dans la deuxième année du fonctionnement de la nouvelle intercommunalité CAUVALDOR 2 (79 communes) qui succède à CAUVALDOR 1 (62 communes), laquelle avait supplanté la communauté de l’ex Pays de Saint-Céré (13 communes alors).

La loi NOTRe est passée, elle a créé  ces bouleversements conséquents en peu de temps. En découle une adaptation administrative, politique et matérielle qui peut devenir un exercice déroutant, voire difficile. Les communautés issues de cette nouvelle organisation territoriale ont forcément eu des velléités expansionnistes, partant du principe que plus on est grand, plus on est fort (cf. Grand Figeac, Grand Cahors, Cauvaldor …)

Ces 79 communes s’étirent de Masclat, à l’Ouest,  à Lamativie (Sousceyrac) au Nord Est, à 1h 30 de distance. Les 109 conseillers communautaires traitent de la gestion de toutes ces communes dans le domaine des compétences prises. Elles sont nombreuses (se reporter à l’éditorial du bulletin 2017). 

Il est donc difficile pour les conseillers communautaires d’appréhender les nombreux sujets discutés en conseil, même si ceux-ci sont présentés de manière didactique par images, chiffres et tableaux.

 

D’autre part, l’intérêt s’amenuise avec la distance qui dépasse largement le cadre de bassins de vie, donc de territoires partagés.

Néanmoins, des avancées  dans certains domaines, c’est un fait. Grâce à des commissions qui travaillent dans le champ de chacune des compétences, on assiste à la mise en place de projets et de restructurations. L’installation des  commissions thématiques relayées par des commissions de pôles au plus près des élus et des communes permet de rapprocher les décisions et les propositions, du fonctionnement démocratique de la communauté.

Il y a eu, en 16 mois, des avancées indéniables sur l’application collective de plusieurs compétences.

 

Pour nous, élus du pôle de Saint-Céré, c’est dans la compétence voirie que l’on a le plus de mal à se retrouver.

  • Les autres ex communautés possédaient déjà cette compétence et avaient acquis une expérience collective dans l’exercice de celle-ci.
  • Cette compétence s’exerçait sur un groupe de 10 à 15 communes …
  • Aujourd’hui, notre ressenti au sein du pôle, est qu’elle n’apporte pas à nos communes les résultats attendus.

Les attributions de compensation données par nos communes à Cauvaldor  ne permettent pas de bénéficier des mêmes sommes qu’auparavant, destinées aux travaux de voirie.                                                      Nous contribuons en AC (attributions de compensations que nous versons à Cauvaldor pour cette compétence) à hauteur de 1300 €/km. On nous reverse 200 €/km pour le faucardage des fossés. Reste 1100 € /km  pour 24 km de voirie communale retenue soit quelques 26 400 € auquel il faut enlever une part pour le fonctionnement et les produits annexes (enrobé à froid, grave émulsion, point à temps …) La part restante pour la réfection voirie dans notre commune, s’élève annuellement à environ 21 000 € qui ne seront pas forcément utilisés pour la commune. La mutualisation solidaire fera que parfois on passera un tour pour permettre d’aider une commune  dont le réseau routier est en plus mauvais état

Durant les 5 années précédant la prise de compétence voirie en communauté, notre commune abondait  en moyenne de 41  000 € le poste budgétaire de réfection des routes.  Ce qui  permettait   de réaliser annuellement environ  1, 3 km de voirie communale. Le point à temps,  l’élagage, les fossés étaient soit réalisés par nos soins, soit financés sur une autre ligne.

  • En 2017, Cauvaldor a refait 700 m, route de Jannes, 1ère tranche ; une journée de point à temps  facturée 5 940 € à Cauvaldor (dont l’efficacité ne nous a pas convaincus). Ces  5 940 € confiés à une entreprise locale auraient permis  de financer 2  grosses journées de PAT de manière traditionnelle, plus durable …
  • Cette année en 2018, nous pensions refaire la 2ème tranche route de Jannes de 590 m et 310 m route de Lacam d’Ourcet (soit 900 m)
  • Nous aurons, peut-être,  les 590 m de Jannes.

 

S’en suit une profonde déception des maires de notre pôle. Il avait été tellement dit que la mutualisation des moyens devait permettre de faire mieux.  Peut-être n’avait-il pas été pris en compte le coût du fonctionnement d’un tel service : personnel, bureau, chauffage, véhicule … dépenses annexes et la part importante sur le Point à temps ?

Au cours de 9 années, nous avons pu refaire 46 %  des 25 km de notre voirie communale. Au rythme actuel nous allons rapidement entrer en régression. Or, la voirie demeure la priorité des réalisations d’une commune rurale. Souhaitons  que notre "grande machine communautaire" sache  entendre notre  besoin.

Parallèlement, l’harmonisation des compétences est en train de se finaliser. Cette démarche se révèle parfois compliquée du fait des différents niveaux d’intégration dans les anciennes communautés. Mais elle avance. C’est une étape indispensable pour que l’action de Cauvaldor corresponde aux besoins des habitants du territoire et contribue efficacement  au développement des communes pour l’avenir.

Et la commune nouvelle dans tout ça ?                                                                                                    Après de nombreuses sollicitations durant les 3 dernières années, le sujet est actuellement au point mort sur notre pôle et plus largement, dans le département. L’élan Commune nouvelle s’est momentanément essoufflé.                                                                                                               Création de communes nouvelles dans le Lot : en 2016 5 / en 2017 3 (10 ont été en discussion) / en 2018 1 au 1er janvier (d’autres sont en réflexion).

Il est permis de croire que le sujet sera réchauffé après les municipales de 2020.

En attendant … Notre commune poursuit sa route, partagée entre son fonctionnement propre, qui se réduit tout doucement, et sa mobilisation  dans Cauvaldor, communauté de plus en plus prégnante.

Dans les pages suivantes, vous trouverez d’autres informations sur  Cauvaldor, ses ambitions pour 2018 et le  SCOT qui vient d’être validé en décembre 2017. Le PLUI-H, prolongement du SCOT, émanations de la loi NOTRe, est en construction (voir bulletin 2017). Il devrait être conclu puis  approuvé en septembre 2019. En ce qui concerne le domaine social, une avancée innovante a été réalisée avec la signature d’une Convention Territoriale Globale. 

Comme chaque année, dans ce bulletin, nous vous donnerons diverses informations   qui devraient vous être utiles  ainsi que l’état de certaines réalisations et  projets à poursuivre ou à venir.

Notre conseil municipal s’attachera à demeurer à l’écoute de vous tous, si possible réactif. Il souhaite poursuivre son chemin dans un même climat de respect et de sérénité.

Je ne veux pas conclure ce  propos sans adresser, au nom de tout le conseil municipal, nos sincères remerciements  et notre reconnaissance à toutes celles et  tous ceux d’entre vous qui nous apportent leur aide ponctuelle, leur soutien face  aux  imprévus  matériels et techniques  qui jalonnent le mandat.

Merci à nouveau aussi aux associations locales et à toutes les initiatives qui participent à faire vivre notre collectivité.

                                                                     Le Maire 

 

 

 

Le PLUi-H intercommunal

 

Cauvaldor s’est fixé une forte ambition en prescrivant un document d’urbanisme exceptionnel sur l’ensemble de son territoire.

Ce PLU sera doté d’un volet Habitat.

Il sera remarquable à plusieurs titres. D’abord par le nombre de communes concernées (79) et aussi par le caractère rural et

multi polaire de notre territoire (plusieurs petites villes ; pas de grande ville centre) Cette coopération entre les communes devrait permettre de penser l’aménagement de l’espace à une échelle globale, dépassant le seul périmètre de la commune. IL va remplacer tous les documents d’urbanisme existants.

 

 

L’originalité de sa gouvernance va résider dans le fait d’associer les conseils municipaux à l’élaboration de ce document. 158 ateliers de travail avec les communes sont programmés.                     

 L’enjeu : construire ensemble un projet d’urbanisme cohérent, sans priver les communes de leur part de souveraineté. Un projet complexe dans sa réalisation mais pour une finalité simple, puisqu’il s’agit de répondre aux grands défis qui s’annoncent :

  • Accueillir la population  
  • Engager le territoire dans la transition énergétique
  • Susciter l’activité économique
  • Préserver agriculture et paysages                                                                                         
  •  En résumé, bâtir un urbanisme exemplaire et contemporain pour conserver l’attractivité de notre territoire.

 

 

                                                

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